L'année 1999 a commencé en trombe pour
les nombreux parlementaires qui s'intéressent
à la politique énergétique : le
débat sur l'énergie, maintes fois
demandé et promis, a enfin eu lieu le
21 janvier. Las ! comme on pouvait le craindre, ce
débat à l'Assemblée nationale,
limité à quelques heures et sans vote, n'a pas
permis une discussion au fond des enjeux.
Cette séance n'est qu'une étape, certes
importante, dans l'incessant travail parlementaire sur
l'énergie : missions individuelles, travaux de
commissions, questions d'actualité, mais aussi
questions orales et questions écrites.
Celles-ci, victimes des retards
répétés et du contenu souvent vague des
réponses ministérielles, ne rencontrent aucun
écho politico-médiatique. Elles sont pourtant
l'expression régulière des interrogations de
parlementaires sur ces thèmes où l'action du
Gouvernement n'est pas toujours très claire ou
très visible &endash; et une bonne occasion pour
les ministres d'y répondre sur un plan technique.
Source potentielle d'information, de réflexion
pour de nombreux acteurs de la vie politique, de l'industrie
ou du monde associatif, les questions écrites et
leurs réponses doivent trouver aujourd'hui leur place
dans les débats sur l'énergie et
l'environnement. C'est le pari de Questions
d'énergies que d'y contribuer en encourageant les
parlementaires à questionner, en incitant les
ministres à leur répondre mieux et plus vite,
et en proposant à tous l'information la plus
complète sur ces échanges.